PB2012

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Le PCR a monté une équipe de 14 riders pour rouler de Paris à Berlin en pignon fixe. Cette fantastique aventure humaine a eu lieu en juillet 2012.
Ci-dessous le report jour par jour. Enjoy !

Pour voir des photos de l’aventure, c’est ici !

Jour 1 – Lundi 2 juillet

Paris >> Salency – 127km – vitesse moyenne 29km/h – vitesse max 57.7km/h – Temps de route 4h25

Rendez-vous à 9h pour le départ du kilomètre 0 sur le parvis de Notre Dame.
Les copains sont là, la team LOOK aussi, et les touristes nous supportent.
Le grand départ est prévu pour 10h. Nous sommes presque tous là.
5 amis nous accompagnent : Renaud, MK90, Mario, Gildas et Aurélien.
Beau report de Caro sur son blog ici ! et la vidéo du départ ici.
La sortie de Paris s’effectue sans encombres malgré le trafic. Il fait beau 27°C.
Une première journée au top avec 2 crevaisons.
On croise des « hipsters » de Compiègne sur leur Kagero qui roulent. Ils sont étonnés de voir notre rythme après 100km. Arrivée dans un petit camping bien sympathique à Salency. Antoine qui n’était pas disponible pour la première étape arrive à la gare de Noyon.
Premier BBQ au bord d’un étang. Soirée paisible à rigoler au tour d’un Picon pour l’anniversaire de Randy. On lui offre une nouvelle selle qui lui sera bien utile pour la fin duvoyage. Première nuit paisible pour le groupe.


Jour 2 – Mardi 3 juillet

Salency >> Anor – 108km – vitesse moyenne 28km/h – vitesse max 59.3km/h – Temps de route 3h56

Réveil 7h30. Premier matin. Nous ne sommes pas au point sur organisation. Il nous faut environ 2h30 pour partir. Les premiers coups de gueules arrivent, les vacances sont là !
Départ vers 10h sous un soleil de plomb, certains virent au rouge, coup de soleil dans les villages en briques. On aperçoit quelques belles anciennes usines laissées à l’abandon.
Aurélien et Gildas nous suivent aussi pour le deuxième jour. La map est roulante. Après 90km, on s’arrête dans un resto à Marly Gomont. Bonne adresse et nouveau patron sympathique, on vous le conseil : pour 13€ Quiche, Rosbeef, galette de pomme de terre, double ration de fromage, 1 Kriek cerise à l’apéro, quelques Jupiler pour le repas et un café. Les 30 derniers kilomètres sont à la cool, on digère on roule ensemble sous le soleil. Arrivée au Haras à Anor, dans un super cadre, beau bâtiment, des tables à l’extérieur pour y boire quelques bières et une cascade pour se rafraîchir. On fait découvrir la pêche à l’écrevisse à Randy. Le soir, quelques bouteilles de Café de Paris pour célébrer l’anniversaire de Julien. On lui offre un joli casque Mavic. Nous sommes tous heureux de dormir dans un vrai lit.


Jour 3 – Mercredi 4 juillet

Anor >> Malonnes (Namur) – 120km – vitesse moyenne 26.4km/h – vitesse max 68.9km/h – Temps de route 4h31

Réveil 7h, l’étape s’annonce relativement difficile. Le petit dej est copieux. C’est la folie, ce sera l’un des meilleurs du voyage. Après 10km, nous saluons la France une dernière fois, nous voici en Belgique une fois ! La route des Trappistes nous amène à Chimay pour une première pause, il fait beau et chaud tout va bien. Enfin tout allait bien. Après Chimay, ce sont des montagnes russes qui nous invitent à transpirer les excès de Crémant de la vieille. Jamais plus
de 2km de plat mais des montées de 9, 10, 11% avec les descentes non reposantes en pignon fixe… Au deux tiers du parcours, on s’offre un pic nic au pied d’une église en buvant de la Jupiler, bonne bière légère pour reprendre les efforts. Ensuite, toujours la même histoire, ça monte, ça descend, ça monte, ça descend, on frôle les 70km/h ! Vive la Belgique. Arrivée à destination en milieu d’après-midi. Les Belges sont sympas et accueillants, mais vraiment pas les meilleurs pour donner des indications. On a tourné en rond pendant 30 minutes pour trouver un camping dans un village au relief marqué. Dans une descente, Julio passe à 2 doigts de l’accident, une bonne occasion pour lui dire qu’il ne sait pas rouler.
Finish difficile, le dernier kilomètre est une côte à 14%, beaucoup finissent les derniers mètres à pied. Le camping est super, sur les hauteurs, la vue est belle et il fait chaud assez tard. Le soir, Louis prend en main le BBQ. Saucisses – Pates arrosées de Jupiler. Il y a internet, on post quelques photos, on regarde les conneries débités sur le PCR, on prépare les maps pour les 2 jours qui arrivent car certains n’ont pas remplis leurs tâches avant le départ… C’est ça aussi la vie de groupe, voyager avec des valises. On se couche heureux.


Jour 4 – Jeudi 5 juillet

Malonnes >> Effeld (Allemagne en traversant les Pays-Bas) – 164km – vitesse moyenne 25km/h – vitesse max 46km/h – Temps de route 6h53

Réveil très matinal à 6h30 pour la plus longue étape du voyage, plus de 160 km en passant par des villes importantes : Liège et Maastricht.
Normalement la map est assez simple, pour les 100 premiers kilomètres jusqu’à Maastricht, une Ravel longeant la Meuse nous conduit jusqu’au Pays-Bas. En réalité, le parcours est semé de travaux et de coupures qui nous feront faire nombre de détours et de temps perdu. De plus comme nous sommes en Belgique, les indications que l’on nous donne sont souvent fausses. Mais l’accent est agréable à entendre, alors c’est toujours un plaisir de demander. Première pause à Huy, même si ce n’était pas notre volonté mais Thibaud en véhicule qui repose un genou douloureux nous offre des gaufres. Direction Liège, le paysage bucolique du fleuve devient une immense zone industrielle pourrie par la rouille, le temps et la crise sidérurgique. Il est 12h, nous sommes à Seraing. Les sirènes sonnent et résonnent dans la ville pour indiquer l’heure de la pause déj aux ouvriers prisonniers de cet enfer. Le rythme ralentit, nous sommes minuscules face à ces monstres d’acier. Le Tour de France est passé là, il y a quelques jours, les piétons nous encouragent. On demande les directions, on nous en dit des belles. Arrivés à Liège, par chance nous rencontrons un cycliste qui nous prend sous son aile pour une dizaine de kilomètres. Il nous laisse sur la ravel pour Maastricht.
Maastricht 14h30, on retrouve difficilement la voiture. Pause déj Hamburger Bières, il nous reste encore 60 bornes. Départ vers 16h sous le soleil, après une sortie de Maastricht difficile. Le ciel noir nous rattrape : Orage, vent tempête. Par chance nous sommes dans un village, on s’abrite quelques minutes sous le auvent d’un salon de coiffure. On repart avec le cœur de la coiffeuse mais toujours sous la pluie. L’après midi sera très humide, nous sommes trempés, on finit sous les averses mais à fond, on donne tout à plus de 35km de moyenne sur les derniers kilomètres. On se perd, Noé au GPS Iphone confond l’Est et l’Ouest, grâce à ça on traverse les premières éoliennes allemandes entre les maïs. C’est joli. L’arrivée au camping est tardive, nous sommes tous fanés. Il y a un lac, on boit des bières dans le lac pour reprendre nos esprits, cela nous fait du bien de nager. Mel, Guillaume et Daniel on été super, arrivés plus tôt, les tentes sont montées, les sacs répartis dans les tentes et les courses faites. Nous dinons à la frontale et à la Knog. Le plus du jour, le camping nous prête un sèche-linge. On repartira au sec. Daniel et Antoine se couche avec une grenouille dans la tente.


Jour 5 – Vendredi 6 juillet

Effeld >> Essen Werden – 118km – vitesse moyenne 23.1km/h – vitesse max 59.2km/h – Temps de route 5h05

Là encore, réveil très matinal à 6h30 pur un joli parcours de 140km. On balance un canard dans la tente de Julio. La map fait peur à beaucoup car elle est très urbaine. Nous devons rejoindre Dortmund en traversant la Ruhr. De plus au bout de 20-30km, nous sommes bien perdus, les esprits s’échauffent, la bagarre éclate. Nous décidons de bruler 4 voitures de marque allemande pour nous calmer. Première pause café à 10h dans une station service pour calmer les esprits et se mettre au sec. Les premires averses arrivent.
Joe commande un café : « Ich bin un café por favor ». Pour ceux qui ont décidés de ne parler que le français, cela veut dire « je suis un café s’il vous plait » le tout dans 3 langues différentes. Bref, c’est bon plus rien ne nous arrêtera. berlin here we come!
Nous sommes dans la Ruhr des voitures qui polluent, des villes, des crevaisons, ça roule pas trop, beaucoup de temps est perdu. Tout de même, une belle image, la traversée du Rhin avec la Ruhr industriel sous nos yeux. A ce moment, il est quasi 16h nous n’avons toujours pas mangé depuis 7h, (sauf Orion qui a eu l’idée de mangé une saucisse à 10h), la pause est encore dans 1h de route. Nous voici à Essen Werden vers 17h30, pause méritée : Curry Wurst Pomme Frite Mayo + bières pour 6€. Vive l’Allemagne

Il est 18h passé, il reste 20 – 30 km de banlieues industrielles. On achète des bières pour regarder les 30 derniers km du train. Ça restera une bonne journée à 120 bornes.
Arrivé tardive mais ensoleillé à Dortmund dans une auberge de Jeunesse de qualité : AO Hostel. Les pintes sont à 2.30 euros, du coup c’est apéro en attendant la voiture. Puis apéro encore puis resto, on rencontre des coursiers grâce à Randy qui court derrière chaque Pixie. Ils sont super sympa. D’ailleurs, on leur fait de la pub… ils sont cool, ils sont à Dormund, ils jouent au Polo et David a un shop de bombe de peinture (site du shop >> the-hangout.de et blog de David >> david-radon.tumblr.com). Si vous passez là-bas, allez les voir !! Du coup, avec les coursiers, que ce soit à Paris ou ailleurs, c’est un peu la même musique et on apprécie, on boit des bières dehors en regardant des allemands fans d’amphet, de tee-shirts moulants roses, de BMW et de mauvaise musique essayer de se taper dessus en se lançant des bouteilles de bières. Thomas esquive les jets de bouteille. On rigole bien. On se finit au bar 24/24 de l’auberge. Les premiers Jagermeiters sont là. Ce sera notre nouveau médicament. On passe une bonne soirée, Thibaud passe à 2 doigts du viol dans les toilettes de l’auberge par un autochtone. Un autochtone passe à 2 doigts de perdre 36 dents par un Thibaud.


Jour 6 – Samedi 7 juillet

Jour OFF – Environ 30km de ballade en moyenne pour chacun

Petit déjeuner vers 10h, c’est les vacances, passage à la laverie car les jerseys Look empestent, ballade dans Dotmund, intendance, Julien, Mel, Daniel et Joe font les maps pour les jours suivants puis RDV avec les coursiers à 17h. Ils nous montrent le Kiosk (épicier) le moins cher de la ville. Après l’achat de bonnes bières à 48 centimes les 50cl, nos nouveaux potes nous montrent des usines désaffectées où ils jouent au Polo. Une fois hors la ville, on se pose au bord d’un canal pour y prendre l’apéro. A noter la rencontre avec un vieux hippie qui se fabrique ses chopers. Le soleil se couche sous nos yeux, c’est cool, ça chill. Le groupe se divise en deux. Pour certains c’est retour en ville, kebab et tournées de médicaments. Randy et Antoine ont l’idée d’accompagner les copains coursiers pour continuer la fête : 200 personnes dans les bois sur de la minimale. Ils rentrent se coucher à 6h30, assez contents de leurs exploits nocturnes.


Jour 7 – Dimanche 8 juillet

Dortmund >> Bielefeld – 149km – vitesse moyenne 26.1km/h – vitesse max 50.8km/h – Temps de route 5h41

Pour Randy et Antoine, c’est réveil après 30 minutes de sommeil. Pour eux ce sera le train, ils estiment que c’est trop dangereux de rouler dans ses conditions. Pour les autres la pluie tombe, elle sera présente une grosse partie de la journée… Les nerfs sont à crans pour certains.

Récit du groupe :
Départ de l’auberge après le chargement de la camionette sous la pluie. Humides nous partons. ¨Première crevaison de la journée et premier abandon, nous perdons un rider. Nous avançons sous la pluie et nous apprenons que nous changeons de point d’arrivée. 15km supplémentaires pour rejoindre une auberge de jeunesse. Nous la trouvons difficilement sans map. Nous arrivons là bas devant l’auberge nous retrouvons les copains, au complet nous râlons 5 minutes puis nous trinquons à notre santé. Berlin se rapproche.

Récit de la journée de Randy et Antoine :
Sieste dans le hall de l’auberge, on se fait virer. On prend le train, on se fait virer pour un problème de réservation de vélo que l’on n’a pas fait. On ne comprend pas tout. Dans une gare au milieu de nul part on prend un billet pour le vélo, puis un autre train où là on n’a pas besoin de billet pour le vélo.
On arrive à Bielefeld. Il y a plein de supporter de foot devant la gare. C’est dimanche, il pleut c’est mort. Seul le Pizza Hut est ouvert. C’est pour nous. On commande sans rien comprendre. Antoine dort plus ou moins sur sa banquette. Quand il reprend conscience, il comprend que Randy est en train de se faire draguer par la serveuse. Victoria. Echange de numéros. Randy se met bien. Après manger, la pluie tombe encore, certains décident de ne plus dormir au camping mais au sec dans une auberge. On attend en faisant la sieste devant l’entrée d’un magasin. La voiture arrive vers 17h. Nous allons à l’auberge. Nous retrouvons le groupe au complet vers 19-20h, trempés mais avec le sourire. La pluie ne tombe plus. Apéro. Coup de tonnerre, Guillaume nous annonce qu’il arrête là l’aventure. Il rentrera le soir même avec sa copine qui vit à Munich. Il a raison, il va se mettre bien mais va nous manquer.

La journée, enfin les conditions ont été difficiles. Tout le monde était fatigué mais quelque chose se passe. C’est une super soirée, il est 20h, gros chill devant l’auberge. On dévalise le Kiosk. Il retarde même l’heure de fermeture pour nous vendre des bières fraiches et du Jagermeister. Les heures passent, surpise coucou, la serveuse du pizza hut nous rejoint (ou rejoint Randy) pour boire des bières, elle amène du vrai faux champagne allemand. Minuit, on rentre dans l’auberge pour boire les dernières bières au chaud. On finit tard, mais on n’a pas assez de bières pour continuer. Belle ambiance, le stress du début s’éloigne. On devait tous se demander les premiers jours comment le corps accumulera la fatigue et l’effort. On se rend compte que le vélo ça va et que c’est un sport qui ne fatigue pas trop, nous sommes devenus des machines, le prolongement de notre vélo.


Jour 8 – Lundi 9 juillet

Bielefeld >> Bisperode – 87km – vitesse moyenne 27.2km/h – vitesse max 62.3km/h – Temps de route 3h12

Réveil tranquille, bon petit déjeuner avec du jus d’orange chimique vert. On part pour la plus petite étape de l’aventure. Pause au bout de 10km. Julien a embarqué les clés du camion avec nous. Les premiers kilomètres sont tabassés tranquillement. Première montée à 10%, puis quelques kilomètres et quelques hésitations dans la map, la fameuse montée de 5km. Bikemap nous avait dessiné un col. En réalité, c’est long, ça monte, c’est pas si simple mais ça passe bien. La descente est géniale, on y shoot des vidéos d’américains. En bas, pause dèj on n’a pas de bières à cette pause, du coup on repart à toute vitesse vers le finish. On est rapide, on arrive avant la voiture à 16h30. Sec mais nuageux il fait assez chaud pour se boire une bière. Notre destination est un petit village, il y a juste un supermarché boulangerie. Il y a de la Paulaner fraiche. Parfait, on reste là jusqu’à 18h, heure de fermeture du supermarché. La caissière est notre nouvelle pote. La nuit est chez l’habitant à 100 mètres. Entre les 2, on découvre un petit bar. Chez Brigitte. Dans l’ambiance, il est décidé d’y jeter un œil. L’Erreur. Tous ce qui se passe chez Brigitte reste chez Brigitte. En deux mots, Brigitte a un bar qui vend des pintes à 2,10€, elle paye des tournées et des tournées de shooters de mirabelle, le tout en vendant des sextoys et en écoutant de la techno des années 80. On se doute de quelque chose dans le lourd passé de Brigitte. Mais tous les actes et les paroles sont secrètement gardés dans les murs du bar de Brigitte. Il est 20h30, quand les derniers partent du Bar. Le logement est à 40 mètres. Il leur faut 45 minutes pour rentrer. Entre temps, Daniel a cuisiné le meilleur repas du voyage. Un délice. La soirée continue, l’hôte est heureux de nous voir, il boit des bières avec nous. Des clients du bar sont aussi venus boire des bières avec nous. Kamol pour certains, Lombalgine pour d’autres, nous mettons nos corps à rudes épreuves sur ce long ride.

NDLR : Quelques jours après notre passage chez Brigitte, nous avons reçu un mail pour nous dire à quel point nous avons été exceptionnels, ainsi qu’un lien de photos des proprios du gite (http://www.ferienwohnung-zur-bergziege.de/album)


Jour 9 – Mardi 10 juillet

Bisperode >> Wolfsburg – 129km – vitesse moyenne 28km/h – vitesse max 61.1km/h – Temps de route 4h38

Réveil matinal 7h au taquet, bizarrement, personne n’a mal au crane. Docteur Daniel en conclut : « Le médicament ça soigne »… Après quelques photos chez nos hôtes, on part comme des fous. Une difficulté au kilomètre 10 puis une belle descente dans les bois. Ça sent le pin, on est bien. On roule bien la map est facile on ne se perd pas. Tout aurait pu être parfait mais c’est une journée « chutes ». La première pour de Thomas qui a finit dans un champs de choux allemand : pizza sur la cuisse et belle frayeur. 10 minutes après, lourde chute de Jules sur une chaussée en mauvaise état… Hématomes, genou en sang trop douloureux pour repartir, c’est la fin du vélo pour lui. Malgré la déception, soignée par Daniel, c’est avec un coup de médicament qu’il monte en voiture et sera le nouveau maître de l’intendance. Quand on le retrouve à la pause déjeuné il avait le sourire. Restaurant, Schnizel-pinte et en avant pour les derniers kilomètres.
Le soir nous sommes en camping. Lac et apéro tranquillement. Au menu salade de pates. Certains vont à la laverie. Un peu de mécanique. Fatigués, on se couche tôt vers 23h après avoir regardé quelques vidéos filmées les jours précédents dont celles des exploits de chez Brigitte.


Jour 10 – Mercredi 11 juillet

Wolfsburg >> Steckelsdorf – 132.6km – vitesse moyenne 30.6km/h – vitesse max 60.9km/h – Temps de route 4h19

Réveil 7h. Pas grand-chose à signaler. La map n’est pas compliquée, c’est droit, plat il y a de la forêt, le rythme est bon. On peut noter Antoine qui s’est réveillé avec un torticolis. Certainement la faute aux folies réalisées pendant la nuit avec son compagnon de tente. Après 40km, bloqué jusqu’aux épaules la journée se termine pour lui.
Pause déjeuné dans un magnifique village allemand : Tangermunde. Apparemment un lieu incontournable du cyclotourisme en Allemagne. On y mange de bonnes charcuteries. Vent de dos, la voiture et les cyclistes arrivent à bon port en même temps. Les jambes sont moins raides, les premiers panneaux Berlin remonte le moral des cyclistes. Il fait sec mais les orages montent. Dernière nuit dans un camping où nous dormons dans des chalets en bois grand confort. Apéro et nouilles chinoise en regardant dépités, la pluie tomber sur le lac. Quelques courageux se jette à l’eau.
Ensuite, nous testons le restaurant du camping, bon marché et supers burgers locaux. Paulaner fraiche + cava offert par mélanie. Magnifique coucher de soleil sur les vélos, le ciel est rouge, nous sommes plus que jamais motivés à finir cette aventure en beauté. On se couche calmement dans nos chalets respectifs après une bonne douche chaude. Vive le vélo !


Jour 11 – Jeudi 12 juillet

Streckelsdorf >> Berlin – 115km – vitesse moyenne 26.5km/h – vitesse max 50km/h – Temps de route 4h30

Réveil 7h. Denier jour avant Berlin. Tout le monde est chaud, heureux de rouler ce dernier jour.
Antoine est toujours bloqué. Il découvre que Mohawk ne fabrique pas seulement des cadres. Il le masse pendant 10 minutes. Le pire moment du trip selon lui. Les 2 mains serrées aux pieds de la table la souffrance se transforme en orgasme quand Thibaud lui débloque le coup. C’est parti pour Berlin ! Chaud, mais vite refroidis par la pluie qui tombe en trombes. Pause à 60km pour une modification dans la map, c’est un peu la zone. Il pleut de grosses gouttes froides. Nous sommes tous gelés. Arrivée en banlieue de Berlin Spandau pas franchement en avance à 14h30 à 30 kilomètres du centre. Il pleut encore.
Mais peut importe, nous sommes à Enrst Reuter Plats. La rue du 17 juin est fermée à la circulation. Il n’y a que nous, on descend à fond vers la porte de Branderburg. C’est génial, une belle image gravée dans les esprits, c’est un peu notre arrivée du tour de France. On oublie la douleur des 1200kms parcourus.
C’est un peu comme si on avait fermé les Champs pour monter à l’Arc de Triomphe. Nous sommes seuls, nous bras levés vers le ciel la pluie dégouline sur nos visages, mais c’est bon, nous y sommes. Nous l’avons fait.
Il est 15h30. Photo Finish à Branderburg Tor.

Stress. On doit récupérer les apparts à 16h dans le Sud. Un groupe part l’autre attend le camion. La moto ne doit pas rester où elle est. Elle doit bouger, on la perd. L’autre groupe part à la recherche de l’appart sans plan sans adresse. Confusion bordel, on se retrouve tous au shop Frietag. Freitag nous a préparé un super accueil. Il est 18h, on est trempé, on pue mais on est content. Le temps de se friter 5 – 10 minutes car tout le monde fait la gueule, les bières offertes nous détendent. On est bien. On mange, on boit et on parle toujours avec l’accent belge. Des mecs de Farthwind, des copines et des coursiers passent nous saluer, c’est cool. Caro du shop Frietag est top, elle nous met bien. Surprise, la fameuse serveuse du Pizza Hut de Bielefeld est là aussi. Elle a pris le train, 4h pour féliciter sont petit champion frisé. Va savoir pourquoi ? 21h. Frietag ferme, on rejoint nos apparts, on décharge le camion. Douche, Kebab, apéro, bistrot, dodo mérité !


A Berlin

PCR en puissance !!
Ca chill bien. Temps moyen mais arrangeant. On fait le tour des shops de vélo. Notamment Keirin Berlin qui vend une lignée de cadres NJS de folie. On passe aussi chez Goldsprint qui fabrique ses cadres. Bref, tous les gens que l’on rencontre via le monde du vélo sont au top. Ça fait du bien de rentrer dans des magasins de voir des gens cool sans prise de tête qui prennent les temps de prendre un café avec toi et de parler sans cet air hautain de parisien.
On ride avec les berlinois de Farthwind et quelques coursiers le vendredi soir en buvant quelques Vodka-Club Maté. Ils nous ont préparés un ride découverte touristique d’une trentaine de kilomètres, un vrai régal. Certains participent à l’alleycat le samedi soir: La GlobalGutz. Certains se font tatouer, d’autres dansent, d’autres dorment bref, on a passé 3 bons jours, à en profiter à fond comme on le souhaitait.
Dimanche super, soleil on chill entre nous sur Tempelhof.


Pour résumer…

Ya pas trop à résumer. Nous sommes tous contents. On a fait des bornes en vélo, on a passé des bons moments sur nos selles, on a bien fait la fête à Berlin, on a bien rigolé, on a parlé avec l’accent Belge pendant 10 jours (que ce soit en Belgique, en Allemagne, à la Ville, à la Campagne…) on a toujours rencontré des gens au top, on a traversé des lieux magnifiques, des sites nucléaires, on a eu la pluie, et le soleil !!

Même si ce n’est pas toujours simple d’être si nombreux, c’était 15 jours extraordinaires et inoubliables entre copains.Retour difficiles à Paris, dans le RER on pouvait se dire… « putain de RER parisien de merde.. »

Encore merci à tous ceux qui nous ont aidés de loin ou au quotidien. Merci aux partenaires.
Merci à LOOK, La Perle, l’application Iphone BOO, la limonade Brissaud 1824, Ala Champfest, Tigra pour ses compteurs, Knog, Hold Fast, Jean-Jacques pour la camionette, etc…
Un grand MERCI à Freitag ! FREITAG AU TOP, on pouvait pas attendre plus !! Niels à Paris comme Caro à Berlin !!
Merci à tous ceux qui se sont bougés le cul pour rendre le voyage agréable et possible et spécialement à Mélanie et à Daniel qui ont énormément contribué à l’intendance et à répondre à ce genre de questions de merde : « c’est où les douches pour mec ? »
Big Up aux cyclistes de tous les pays ! Merci, à David le cycliste Belge, aux belles cyclistes de Maastricht, aux potes de Dortmund, au poloiste de Bielefeld, à Farthwind et aux autres coursiers berlinois et à tous les cyclistes qui nous ont salué sur la route !
A refaire mais vers le Sud !!